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Abandonner le projet d’Union Européenne ? Se focaliser sur des politiques précises avec les coopérations renforcées pour méthode privilégiée !

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Le refus de ratification du Traité de Lisbonne par l’Irlande marque sans doute un coup d’arrêt définitif à la recherche de ces dix dernières années des pays de l’Union Européenne pour l’élaboration de nouvelles institutions communes.

 Après l’élaboration d’un compromis bancal, toujours en vigueur, à l’occasion du traité de Nice, après l’échec du Traité Constitutionnel, ce nouvel échec ne laisse probablement pas de marge de manœuvre pour une relance de ce processus.

 La complexité du fonctionnement des institutions européennes, la difficulté à faire la part des choses entre ce qui relève des compétences des États d’une part et de l’Union d’autre part, sont un des éléments de ces refus.

Les changements économiques et sociaux de ces dernières années, la responsabilité confuse entre décisions nationales, décisions de l’Union, et décisions d’autres nations de part le monde, ainsi que l’émergence économique de nombreux pays, sont des éléments qui ont également fortement marqué les débats référendaires.

 La construction d’une Union Européenne n’en n’est pas moins un enjeu vital pour notre pays et pour l’ensemble de nos partenaires. Il est donc impératif de trouver une nouvelle méthode de travail en commun, de construction de projets communs, de politiques communes.

 Précisément parce que le monde évolue fortement, parce que les équilibres économiques, sociaux et environnementaux sont profondément bouleversés à l’échelle mondiale, il est de notre devoir de donner une deuxième vie à ce grand projet.

 Nous voyons bien que le fonctionnement par la recherche permanente du consensus, de l’unanimité, est une méthode stérilisante. À l’inverse, les projets et les politiques communes qui ont connu une réelle ampleur sont ceux qui ont été lancés dans le cadre des « coopérations renforcées ».

 Si un groupe de pays est en accord pour ouvrir une nouvelle politique commune, par exemple sur l’énergie, l’environnement, la recherche ou encore la défense, alors il convient qu’ils le puissent.

 Une telle démarche favorise les avancées, et souvent, entraîne dans un deuxième temps une dynamique très large, car si telle ou telle politique initiée par quelques-uns fait ses preuves, de nombreux autres pays peuvent souhaiter la rejoindre.

 De plus, cette méthode a pour autre avantage de clarifier les responsabilités, de donner de la lisibilité aux politiques menées.

 Ce sont là les conditions nécessaires pour retisser le lien entre les peuples d’Europe et ce grand projet collectif. C’est notamment par la promotion d’une mesure comme la clause de sauvegarde sociale, promue par le Parti Socialiste Européen, qui propose qu’aucune directive européenne ne puisse faire baisser le niveau de protection social dans un pays de l’Union, qu’il sera possible de faire à nouveau la preuve de l’utilité économique ET sociale de la construction européenne.

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