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C’est quoi être français ?

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Alors que le Ministre de l’Intérieur continu de se livrer à de nauséabondes déclarations, alors que l’UMP fait son possible pour perdre son identité républicaine, pour le coup, en poursuivant dans la nuit de nos valeurs commune le front national, nous avons eu l’occasion aujourd’hui d’échanger avec Patrick Weil lors de la réunion du groupe socialiste à l’Assemblée.

Celui-ci vient de publier un utile petit livre pour la réflexion de tous sur ce que c’est que d’être français. En se fondant sur un travail d’analyse historique, Patrick Weil propose de recenser quatre grand piliers qui semblent recueillir une très large approbation.

D’abord le principe d’égalité. Nous nous revendiquons d’autres valeurs également, mais il est clair que les français ont un goût très particulier pour celle-ci.

S’interrogeant sur la capacité de la France à s’attirer une sympathie et une adhésion de certains des peuples dont elle avait combattue les armées, des auteurs américains du dix neuvième siècle avaient identifié que l’égalité de tous devant la loi que la France véhicule était une spécificité.

Ensuite, nous avons une mémoire positive de notre révolution, ce que nous partageons avec les États-Unis, mais avec bien peu d’autres peuples, et notamment les autres peuples européens. Cela a notamment des conséquences sur notre rapport à nos institutions et notre vie politique.

Par ailleurs, la place de la langue française, et par extension de la culture. Quel autre pays s’est ainsi doté d’une Académie veillant sur ça langue ? Il y a là un rapport à la culture tout à fait spécifique.

Enfin, la Laïcité marque une spécificité à laquelle les françaises et les français sont tout particulièrement attachés.

 

Il est remarquable de voir à quel point ces principes sont des principes de similitude, d’assimilation, des principes unificateurs. Mais ces principes ont été adoptés par les Français car ils ont également été appliqués avec un certain discernement (Cf. par exemple le statut de l’Alsace, le rapport aux langues régionales qui évolue (Livre de Mona Ozouf), la loi de 1905 est une loi de compromis, etc.).

Or, le président actuel de la République ne semble pas aimer ces piliers. Comment aurait-il pu autrement aller ainsi présenter ses excuses au Pape pour la loi de 1905 ? Et n’arrivant pas à les remettre en cause dans leur principe, il les conteste dans leur application. Ce sont des piliers de rassemblement, et ils sont utilisés aujourd’hui pour diviser les français....

Si nous considérons ces principes comme constitutifs de notre identité collective, alors nous devons les défendre !

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