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Débat sur les retraites.

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Le 14 mai, je me suis rendu à LONGEVILLE sur mer (85) au congrès commun de deux organisations de retraités, la Fédération nationale des associations de retraités qui fédère 110 associations de retraités, notamment issus de grandes entreprises et l’Union Française des retraités qui regroupe des clubs du 3° âge d’une soixantaine de départements. J’y étais invité pour participer à un débat sur les retraites avec M. PREEL, député nouveau centre de Vendée.

J’y ai exposé les positions du parti socialiste :

Le déficit de la branche vieillesse d’un montant de 4, 7 milliards d’euros est récent. Il est lié aux difficultés économiques et au fait que le chômage ne recule pas ou peu. Les emplois à temps partiel qui expliquent pour une grande partie la baisse apparente du chômage (...) 

(...) produisent peu de cotisations pour les retraites en raison de la faiblesse des salaires. La première des solutions est donc le plein emploi (il n’y avait pas de déficit pendant le gouvernement JOSPIN où il y avait une forte reprise économique).

La prolongation de la durée de cotisation à 164 trimestres (41 ans) n’est pas une question taboue. Mais elle n’est qu’une fausse solution en l’état tant que ne sont pas réglées les questions d’emploi des seniors et de la pénibilité.

Le départ effectif en retraite se fait aujourd’hui en moyenne à l’âge de 58 ans et 8 mois. Les seniors ne peuvent donc pas travailler et cotiser 41 ans est donc impossible. Le taux d’emploi des seniors est donc à améliorer avant d’envisager un allongement de la durée des cotisations.

- Doivent également être réglées les questions de pénibilité. Le caractère pénible de certains emplois est aujourd’hui compensé par des départs anticipés en retraite. Mais tous les métiers pénibles ne sont pas pris en compte. Par ailleurs la négociation syndicats patronat sur la pénibilité ouverte depuis février 2005 piétine. Enfin la pénibilité mérite une autre réponse qu’un départ anticipé en retraite à la charge de fait de l’ensemble des cotisants.

- Enfin la sécurité sociale a un budget de 363,6 milliards d’ € (en 2006) financés à 66% par les cotisations et à 21 % par des impôts spéciaux (dont la CSG) Il faut explorer les financements par l’impôt  notamment la taxation des revenus du capital pour éviter de faire supporter au travail tout le poids de la retraite.

Ces propositions ont été comprises des 200 délégués présents. Peut-être que la journée d’action du 22 mai 08 permettra des les populariser encre plus.

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