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En Haïti, le 12 janvier, la pauvreté a tué bien plus que le séisme.

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C’est la conclusion à laquelle nous devons aboutir au regard d’une étude internationale sur les conséquences des catastrophes naturelles selon qu’elles se produisent dans des pays développés ou des pays pauvres.

Là où les séismes sont les plus meurtriers, ce n’est pas là où ils sont les plus puissants. Alors que les régions les plus sismiques de la planète sont le pourtour de l’océan Pacifique et la chaîne Alpine-himalayenne, les séismes ayant entraîné le plus de victimes ont eu lieu en Asie et en Amérique latine.

Depuis 20 ans, 98% des victimes de catastrophes naturelles vivaient dans des pays à faibles ressources…

La situation géographique d’Haïti n’est qu’une partie du drame, ce n’est même qu’une cause marginale. En réalité, la situation économique, sociale et politique de ce pays est responsable de l’écrasante majorité des pertes humaines intervenues lors du séisme du 12 janvier.

Ceci est terrible, et en même temps, cela signifie qu’il n’y a pas là de fatalité. Consacrer une part significative de l’aide à une réelle amélioration de l’urbanisme, de l’habitat, accompagner ce pays comme bien d’autres avec une réelle politique d’aide au développement, voilà qui épargnera des dizaines de milliers de vies lors d’un prochain, inévitable, séisme.

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