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Exécution des peines : La cohérence et la persévérance du gouvernement dans la fuite en avant

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(Vidéo de mon intervention lors du débat à l’Assemblée Nationale)

Après dix ans aux responsabilités, l’actuel président de la République s’est rendu compte le 13 septembre 2011 qu’il faudrait 42% de places de prison en plus, non pas pour réaliser l’encellulement individuel (en application de la loi pénitentiaire) et incarcérer de façon digne et utile à la société, mais pour incarcérer quelque dizaines de milliers de personnes en plus.

Le chiffre de 80.000 peines de prison non exécutées qui justifie ce proje selon le gouvernement, sort pour ainsi dire d’un chapeau. Il est normal qu’à chaque instant il y ait un « stock » de peines en attente d’exécution.

Le gouvernement reconnaît d’ailleurs lui-même que l’essentiel de ces peines sont des courtes peines qui peuvent être aménagées en alternative à l’incarcération.

En centrant la lutte contre la récidive en priorité contre les grands criminels, le gouvernement délaisse la grande masse de la délinquance que subissent nos concitoyens. Certes, il faut se prémunir contre les prédateurs, mais que fait-on contre le trafic de drogue généralisé, contre la récidive en matière de délinquance routière, contre les vols avec violence qui se multiplient, etc. ?

À ne vouloir parler que du plus grave, le gouvernement et l’UMP ont progressivement abandonné nos concitoyennes et concitoyens face à la délinquance quotidienne. La prévention a été laissée en jachère, le traitement de la première infraction tarde. De telle sorte que les primos délinquants se retrouvent quelques mois plus tard en état de récidive et pour des faits plus graves.

Nous défendons une toute autre approche des enjeux de sécurité et de justice. La prison est bien évidemment nécessaire pour un certain nombre de délinquants. Mais elle doit être placée dans un dispositif global et cohérent. Les moyens de la lutte contre la primo-délinquance doivent être restaurés (exemples : foyers ordinaires de prise en charge de jeunes, éducateurs spécialisés). Lutter efficacement contre la récidive suppose de préparer, de suivre et de contrôler le retour en liberté des anciens détenus. Cela passe par la généralisation des libérations conditionnelles, en donnant des moyens importants aux services de contrôle et de probation. C’est l’inverse exact de la politique de la droite.

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