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LA FORMATION POFESSIONNELLE DES DETENUS

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La région des Pays de Loire et la région Aquitaine sont les deux régions qui expérimentent la prise en charge de la formation professionnelle des détenus. Une convention du 01/01/2011 unit pour trois ans le Conseil Régional des Pays de Loire et l’administration pénitentiaire. Le comité de pilotage s’est tenu le 02/11/2011 au centre pénitentiaire, Bd Einstein à Nantes. Il s’est accompagné d’une présentation des premières conclusions et d’une visite des ateliers de formation en présence du directeur interrégional et du président du Conseil Régional, Jacques Auxiette. J’ai participé à cette visite.

En pleine capacité (ce qui n’est pas le cas actuellement à cause des travaux de rénovation) le centre pénitentiaire abrite près de 450 détenus. 90 peuvent bénéficier d’un enseignement dans huit types de formation (froid, électricité, bâtiment, pierre de taille, plâtrerie, mécanique, bois).

Au total près de 60% des détenus peuvent travailler ou se former et percevoir une rémunération (petite). En effet, au-delà des stages de formation, il est possible de travailler dans les ateliers de production des diverses entreprises (concessionnaires) qui ont contracté avec le centre. Il est encore possible de travailler au service même de la prison : aux cuisines, à l’entretien etc....

L’apport de la région est multiple.

Tout d’abord elle finance la rémunération des stagiaires.

Ensuite elle peut désormais les intégrer dans les formations rémunérées qui se déroulent à l’extérieur, dès l’instant où ils bénéficient d’un aménagement qui leur permet de sortir, fut-ce dans la journée simplement.

Enfin elle peut organiser les formations en fonction des besoins en emploi qu’elle connaît bien puisqu’elle est chargée de la formation continue pour tous les publics.

En 2011, cette action aura touché 300 personnes sur les 2000 détenus des Pays de Loire. Notre région et l’administration pénitentiaire font preuve d’un dynamisme remarquable.

Il reste à trouver une solution pour que les détenus incarcérés dans les prisons à gestion déléguée au privé bénéficient de l’investissement de la région. La formation des prisonniers leur est en effet déléguée et l’administration n’intervient pas. Des conventions doivent donc être passées avec les gestionnaires. Reste également à s’attaquer à la question de la surpopulation. Le centre de détention du Bd Einstein ne reçoit que des condamnés à raison de un homme pour une place et donc sans aucune surpopulation. 

La sur occupation est en conséquence concentrée dans les maisons d’arrêt qui reçoivent les prévenus en attente de jugement et les condamnés à de courtes peines. Notre région souffre particulièrement. Les maisons d’arrêt de La Roche sur Yon et Fontenay le Comte en Vendée et celle de Laval en Mayenne dépassent les 200 % d’occupation. Celle de Nantes détient plus de 400 personnes pour un peu moins de 300 places. S’y former dans de telles conditions reste très difficile.

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