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NOTE DE LECTURE : GAËTAN GORCE « FAIRE LA RÉVOLUTION DE L’EMPLOI »

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L’auteur rappelle que notre pays est victime d’un chômage de masse et d’une politique de précarisation des emplois.

Il préconise tout d’abord la mise en place d’un service public de l’emploi à trois étages. Le premier consisterait à une remise à niveau des moins formés.

Le deuxième serait chargé de la liaison entre ces formations initiales et la reprise d’un travail. Le troisième consisterait à coordonner les efforts actuellement entrepris par les entreprises en matière de formation mais qui s’adressent principalement aux salariés les plus formés initialement.

Il rappelle ensuite que les 35 heures ont été un succès à l’exception de l’hôpital public et que les 35 heures ne sont pas responsables du manque de travail fourni par notre pays. En matière de quantité de travail la France souffre surtout du chômage des juniors et de celui des seniors.

En effet le travail se concentre sur les classes d’âge entre 25 et 45 ans. Il faut donc en priorité améliorer le travail des plus jeunes et celui des seniors. Pour ces derniers il convient de moduler les départs en retraite en permettant du temps partiel, en mobilisant les contrats aidés à leur profit, en modulant les cotisations sociales en fonction du pourcentage de seniors employés dans l’entreprise.

Bien évidemment tout ceci ne peut être mis en place que si l’on a pris auparavant en compte la pénibilité du travail accompli de façon à raccourcir les carrières de ceux qui ont effectué les tâches les plus dures.
Quant au aux jeunes, Gaëtan Gorce recommande un accueil à la sortie du système scolaire ou universitaire. Ce suivi viserait à fournir un emploi avec éventuellement une formation complémentaire sous forme d’alternance, d’apprentissage ou de contrats de professionnalisation. En cas de besoin des bourses pourraient être accordées.

Enfin le livre insiste sur la nécessité de lutter contre les trappes à bas salaires. Le RSA, s’il ne le fait pas l’objet d’un accompagnement social fort visant le retour à l’emploi risque de maintenir ses bénéficiaires dans le statut de travailleur pauvre. Bien plus grave, l’exonération des cotisations sociales pour les bas salaires, jusqu’à 1,6 SMIC, encourage aux versement de salaires très faibles. En effet cette exonération est généralisée : les 22 milliards que coûtent les exonérations bénéficient pour deux tiers à la grande distribution, aux hôtels restaurants, à l’intérim et aux services de nettoyage ou de sécurité qui ne peuvent pas être délocalisées.

La place manque dans cette courte note de lecture pour restituer toute la richesse de ce petit ouvrage. Mais on le voit : des solutions existent pour réorienter l’effort en direction de ceux qui perçoivent les plus petits salaires et qui sont les moins formés.

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