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NOTE DE LECTURE : REFLEXIONS SUR LA GUERRE D’ALGERIE - JACQUES FLOCH

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Jacques FLOCH, maire honoraire de REZE, Député honoraire et ancien secrétaire d’Etat a écrit cette histoire de la guerre d’Algérie.

Ce livre témoigne tout d’abord d’une fidélité. Le député, puis plus tard le ministre est resté fidèle au jeune soldat, appelé en Algérie. L’homme politique a gardé intact l’immense colère du jeune homme devant l’horreur de la guerre, la misère de la population musulmane, l’immobilisme de la population européenne et l’impossibilité de trouver une solution politique. Le député a défendu les anciens combattants. Le livre est d’ailleurs dédié aux 343 soldats de Loire atlantique morts dans ces combats.

Lors de la parution de son ouvrage, Jacques FLOCH inaugurait à REZE, au bord de la Sèvre un monument à leur mémoire.

Secrétaire d’Etat sous le gouvernement de Lionel JOSPIN, de septembre 2001 à Mai 2002, Jacques FLOCH avait auparavant fait reconnaître officiellement comme guerre, ce qui était auparavant qualifié comme « les événements d’Algérie ».

Le jeune appelé débarqué en 1960 à Alger peut être fier de son parcours. Au-delà de cet aspect personnel, le livre a plusieurs mérites.

Il rappelle tout d’abord que la colonisation est avant tout une oppression et une spoliation.

Il rappelle ensuite que le France, autoproclamée patrie des droits de l’homme, ne s’est pas beaucoup embarrassée des droits de l’homme en Algérie. La population musulmane avait un statut de citoyens de seconde zone. Notre pays a ensuite maintenu l’ordre avec une brutalité extrême, maniant en virtuose la matraque et la mitrailleuse (le nombre de victimes civiles algériennes le prouve même si une partie des victimes sont le fait des armées algériennes). Les attentats terroristes des indépendantistes n’excusent pas la brutalité de l’oppression et de la répression.

Il faut ajouter que nous n’avons pas hésité à abandonner nos soldats algériens, les harkis, qui ont été massacrés après l’indépendance. Enfin nous n’avons pas su bien accueillir ni les harkis rescapés, ni les pieds noirs, comme nous n’avons pas su cicatriser les blessures de ce désastre.

Jacques FLOCH a le grand mérite de nous rafraîchir la mémoire. 

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