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QUESTIONS D’ÉDUCATION

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Le 4 avril j’ai participé à un débat sur les questions d’éducation. Avant que le secrétaire national aux questions d’éducation, Bruno Julliard, ne prenne la parole et expose le projet du PS pour 2012, j’ai procédé à une présentation générale.

J’ai tout d’abord rappelé que la crise de l’éducation nationale était due à la politique menée par la droite depuis 2007. Près de 60 000 postes ont été supprimés. Par ailleurs la réforme dite de mastérisation a abouti à confier des classes à de jeunes enseignants qui n’ont jamais été formés à la pédagogie. Enfin la politique de réduction de postes à entraîné la diminution du personnel affecté à l’aide aux élèves en difficulté.

Les RASED, composés d’instituteurs spécialisés et de psychologues ont été particulièrement touchés alors que chacun vantait jusqu’alors leur efficacité.

Mais au-delà des conséquences de cette mauvaise politique, l’institution scolaire est en difficulté. Entre 130 à 150 000 élèves sortent chaque année du système scolaire sans aucun diplôme. Enquête après enquête les études montrent que les élèves français sont ceux qui s’ennuient le plus à l école et surtout sont les plus stressés. Les études internationales, notamment PISA, placent notre pays dans la moyenne basse des pays développés pour l’efficacité d’enseignement. Notre système semble avoir mal négocié le virage qu’ a constitué la massification de l’enseignement. Le collège, construit comme un petit lycée avec une séparation discipline par discipline, semble être le maillon faible.

Notre projet doit donc répondre à ces difficultés et nous doter de l’école dont nous avons besoin. Mais il doit y répondre politiquement c’est-à-dire d’une manière qui fasse adhérer le plus grand nombre.

Tout d’abord il faut faire évoluer le thème, récurrent dans nos discours, de l’école de la république. Il faut rappeler qu’il s’agit là d’un mythe. L’école républicaine, au sens de l’école la même pour tous n’a jamais existé. Lorsqu’a été créé l’enseignement obligatoire, deux filières coexistaient : une filière courte pour la grande masse des élèves et une filière longue qui passait par le lycée pour conduire jusqu’au baccalauréat une petite élite. Cette division et cette sélection existent encore aujourd’hui. L’élite est formée par les classes préparatoires et les grandes écoles. Il faut donc reprendre le thème de l’école de la république. Mais il faut le poser comme un idéal à atteindre et non le présenter comme un paradis perdu.

Ensuite il ne faut pas réformer contre les enseignants et ceux qui travaillent dans l’éducation nationale. Il faut au contraire leur redonner de l’espoir par un projet pour l’école.

C’est pourquoi le projet de notre parti est intéressant. Il prévoit de mobiliser autour de l’école les parents,  les enseignants et tous les acteurs éducatifs. Il prévoit par ailleurs une organisation autour de projets pédagogiques ce qui permet de constituer des équipes éducatives.

Je renvoie à la lecture complète sur le site national du parti socialiste.

Pour entendre Bruno Julliard, la salle de réunion de la fédération, allée des Tanneurs, était complète. Deux syndicats d’enseignants, l’ UNSA et le SGEN CFDT ont participé à ce débat. Cela reflète l’attente de notre pays sur ce sujet. Nos propositions, même les plus innovantes, ont toutes été bien accueillies.

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