Accueil > Ensemble, faisons vivre la démocratie au quotidien ! > Web et démocratie > Le rapporteur PS de la réforme pénale s’essaie à la démocratie participative (...)

Le rapporteur PS de la réforme pénale s’essaie à la démocratie participative (AFP)

fontsizeup fontsizedown

Dominique Raimbourg, rapporteur (PS) du projet de loi sur la prévention de la récidive et l’individualisation des peines, s’est essayé à une expérience de démocratie participative, nouvel « horizon » qu’il entend explorer.

L’association « Pb Solving Lab » a recueilli sur son site (http://pbsolving.fr) et analysé les témoignages de 23 personnes sortant de prison sur ce qui, de leur point de vue, pourrait les aider à ne pas récidiver.

Le député de Loire-Atlantique, avocat de profession, a « pris le temps de répondre, d’approuver, d’enrichir ou de désapprouver les pistes proposées », a-t-il noté avant l’examen du projet de loi de la garde des Sceaux Christiane Taubira mardi et mercredi en commission à l’Assemblée, puis son passage dans l’hémicycle à partir du 3 juin.

« La rechute fait partie de la réinsertion. On ne peut pas y arriver d’un coup », témoigne ainsi sur ce site un anonyme, qui estime aussi que « retourner en prison, ça a beaucoup d’effets positifs ». Notamment cela oblige à « décrocher » de l’héroïne ou de l’alcool et « c’est tranquille, la prison est un foyer ».

Une « Amélie » souligne ses problèmes à reprendre une activité professionnelle et le « côté ludique » des délits, qui permettent de « tester les limites ».

A une série de questions lancées sur les parcours de peine ou le détenu comme citoyen, M. Raimbourg répond par exemple qu’il est « utile de moduler la peine dans le temps, de définir des étapes dans son exécution, de ménager des transitions au début et à la fin de celle-ci », et qu’« on infantilise les détenus, ce qui ne peut pas être le préalable à la reprise d’une vie responsable ».

Ce rapporteur de nombreux textes relatifs à la justice souligne dans son communiqué que « le Parlement est ouvert, les parlementaires conduisent leurs travaux en auditionnant les acteurs professionnels, institutionnels, associatifs, les experts universitaires, etc., en allant sur les terrains concernés par les projets de lois ».

« Mais nous avons certainement à progresser au moins dans deux directions : permettre à des citoyennes et citoyens non identifiés d’exprimer des analyses et propositions construites, et permettre une discussion qui ne soit pas que centralisée vers les politiques », mais puisse, comme sur ce site permettre « un dialogue entre l’ensemble de ces parties prenantes », ajoute-t-il.

« De tels dispositifs me semblent pouvoir explorer ces nouveaux horizons de notre démocratie », conclut le député.

Partager sur le net :

Répondre à cet article

Forum sur abonnement

Pour participer à ce forum, vous devez vous enregistrer au préalable. Merci d’indiquer ci-dessous l’identifiant personnel qui vous a été fourni. Si vous n’êtes pas enregistré, vous devez vous inscrire.

Connexions’inscriremot de passe oublié ?