Accueil > A l’Assemblée > Etat d’urgence

Etat d’urgence

fontsizeup fontsizedown

J’ai voté l’État d’urgence le jeudi 19 novembre. Cet état d’urgence est nécessaire pour répondre aux attentats terroristes qui ont frappé notre pays. En application de l’état d’urgence des pouvoirs extraordinaires sont transférés au préfet. Celui-ci peut ordonner un couvre-feu dans certaines zones. Il peut également définir des zones dans lesquelles il a la possibilité d’interdire de séjourner à telle ou telle personne susceptible de troubler l’ordre public. Il peut interdire de manifester. Il peut ordonner la fermeture de commerces, de lieux associatifs. Il peut enfin ordonner des perquisitions tant de jour que de nuit. Le ministre l’intérieur, de son côté, a la possibilité d’assigner certaines personnes à résidence.

J’ai voté l’état d’urgence car c’est une réponse qui fait partie d’un plan cohérent. Il est d’abord la suite des mesures qui ont été prises après les attentats de janvier. Le plan Vigipirate a en effet été actionné. 10 imams prêcheurs de haine ont été expulsés depuis le début de l’année. Un intense travail de renseignements a été effectué, même si les assassins de novembre ont réussi à ne pas attirer l’attention sur eux. Au-delà, l’état d’urgence est associé un plan international contre Daesch : pourparlers avec les États-Unis et la Russie pour renforcer la coalition internationale, intensification des frappes aériennes, mobilisation du porte-avions Charles De Gaulle. Ensuite l’état d’urgence doit déboucher sur une réflexion quant aux réponses à apporter aux situations de crise : révision constitutionnelle mais également sanction contre les auteurs d’attentats, légitime défense des policiers etc.

J’ai voté l’État d’urgence car il n’est pas contraire aux libertés. Nous avons supprimé la possibilité qui existait dans la loi de 1955 de contrôler la presse. Nous avons prévu la possibilité de saisir le juge administratif à l’encontre des assignations à résidence et de toutes les mesures qui sont prises. Nous avons imposé que toutes les perquisitions et les enquêtes soient faites en lien avec le procureur de la république et connaissent un débouché sur des poursuites devant les tribunaux. Nous avons adopté le principe d’un contrôle parlementaire de ces mesures.

Je pense que sans céder à l’émotion, nous avons trouvé une réponse qui, je l’espère sera à la hauteur de la situation. Je termine ce bref article en assurant de ma compassion des victimes et les familles des victimes de ces assassins.

Partager sur le net :

Répondre à cet article

Forum sur abonnement

Pour participer à ce forum, vous devez vous enregistrer au préalable. Merci d’indiquer ci-dessous l’identifiant personnel qui vous a été fourni. Si vous n’êtes pas enregistré, vous devez vous inscrire.

Connexions’inscriremot de passe oublié ?