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Rachat des chantiers STX par Fincantieri : les garanties de l’État

Le Secrétaire d’État chargé de l’Industrie, Christophe Sirugue, s’est rendu le mercredi 4 janvier à Saint-Nazaire pour discuter avec l’ensemble des organisations syndicales à la suite de la décision du tribunal de commerce de Séoul de retenir l’offre de Fincantieri pour le rachat de la participation du groupe coréen STX dans les chantiers de Saint-Nazaire. J’ai pris part avec les parlementaires et d’autres élus du département à un échange avec Christophe Sirugue.

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Le Secrétaire d’État leur a présenté la position du Gouvernement dans ce dossier : la priorité du Gouvernement est un maintien de l’activité à Saint-Nazaire. La décision du tribunal de commerce de Séoul marque le début des négociations formelles : entre Fincantieri et le juge d’un côté, et entre l’État actionnaire de STX France et le futur repreneur de l’autre. Le choix d’un groupe européen correspond aux exigences françaises. Dans ces négociations, l’intérêt de Fincantieri, c’est de réussir son opération avec le rachat de STX France, tandis que l’intérêt de l’État français, c’est de préserver notre fleuron. C’est sur cette base-là que se fait la discussion.

L’État français, qui est actionnaire, posera ses conditions qui sont la pérennité de l’activité, la sécurisation des savoir-faire et la capacité à se projeter dans l’avenir. Il s’agit tout d’abord d’assurer la pérennité du site de Saint-Nazaire et lui permettre de poursuivre son développement. Même si les Chantiers bénéficient de commandes fermes et financées jusqu’en 2022, avec des options étendant ce carnet jusqu’en 2026, il faut préparer l’après sur le long terme.

Ensuite, il s’agit d’assurer le maintien de l’emploi au sein des chantiers mais aussi de son réseau de sous-traitants dynamiques. En outre, il s’agira de la préservation des intérêts vitaux de notre sécurité nationale à travers le partenariat avec DCNS.

Enfin, dans la discussion avec Fincantieri, le Gouvernement doit organiser les choses de telle sorte que la propriété industrielle, qui fait finalement la plus-value des chantiers navals de Saint-Nazaire, ne puisse pas partir avec des échanges qui ont lieu par ailleurs sur d’autres chantiers. Dans cet esprit, l’État se garde un droit d’intervention si Fincantieri n’allait pas dans le sens de ses priorités.

En tout état de cause, l’État ne diminuera pas sa participation dans l’entreprise et conservera une minorité de blocage.

J’ai rencontré Christophe Sirugue à la mairie de Saint-Nazaire dans la soirée, où il a présenté ces éléments lors d’une rencontre avec les parlementaires et élus de la région. Je lui ai dit combien j’apprécie cette démarche par laquelle l’état s’ engage, défend une industrie en pointe, garantit l’emploi et sauvegarde un savoir-faire exceptionnel.

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