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Réserve parlementaire et lutte contre le décrochage scolaire

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A l’occasion de la législature 2012 – 2017, les députés ont souhaité revoir le fonctionnement de la « réserve parlementaire ». Celle-ci est désormais attribuée de manière égale entre députés (130.000 euros / an), avec quelques majorations pour le Président, les Présidents de commissions et Présidents de groupes, et son utilisation est rendue publique annuellement.

Ces sommes ne sont pas à la discrétion des députés. Des règles précises existent quant à leur utilisation (co-financement de projets d’investissements de collectivités territoriales, et financement ou co-financement de projets associatifs). Les projets qu’un député souhaite soutenir doivent être soumis à la commission des finances de l’assemblée pour un premier examen. Après, les organismes potentiellement bénéficiaires doivent déposer un dossier de demande de financement auprès du ministère identifié comme compétent sur le projet concerné.

J’ai souhaité à l’occasion de l’évolution du montant mobilisable, d’une part continuer d’aider à tour de rôle les communes de la circonscription, et surtout d’autre part, apporter un soutien significatif et pérenne sur une thématique d’intérêt général : la lutte contre le décrochage scolaire et pour la réussite éducative.

Pour ce faire, j’ai réunis fin 2012 des chefs d’établissements et les responsables académiques de la circonscription, afin de leur faire part de ma volonté d’appuyer les démarches que les acteurs de terrain jugeaient utiles et complémentaires de l’existant. Après plusieurs mois de concertation et d’élaboration, un projet, porté par l’association ESCALADE, a été co-construit par l’ensemble des acteurs.

En plus de la dimension opérationnelle de ce projet, qui permet de mobiliser des professionnels pour accompagner des élèves en situation de fragilité scolaire et de risques de décrochage, cela dans un cadre professionnalisé et encadré, j’ai souhaité que ce travail puisse à terme avoir également un impact législatif, ou à tout le moins dans la conduite des politiques publiques en la matière. C’est pourquoi le projet a été mis en œuvre en lien avec le département de Sciences de l’Education de l’université de Nantes, en associant un doctorant à ce projet dans le cadre d’un contrat CIFR. Doctorant qui conduira pendant trois ans au moins un travail d’analyse et d’évaluation de ces actions, et d’autres dispositifs visant ces mêmes problématiques, de manière à bénéficier à terme d’un travail de recherche universitaire à même d’enrichir notre compréhension de ce phénomène de décrochage scolaire, pour améliorer encore nos politiques en la matière.

Ce faisant, par cette démarche, j’ai souhaité assumer un choix politique clair quant à l’utilisation de ces fonds publics, faire émerger un projet co-construit avec les acteurs locaux, donner une dimension de recherche et d’évaluation à cette démarche, pour au final, accompagner tous les ans des jeunes que notre société se doit, pour eux et pour nous tous, d’aider à réussir leur parcours scolaire, pour mieux comprendre ce phénomène qui mine notre société, et à terme permettre d’améliorer l’efficacité de nos politiques publiques en la matière.

L’année scolaire 2014 - 2015 est la première année de fonctionnement du dispositif. Lors d’une conférence de presse effectuée en début de semaine avec tous les partenaires, le bilan a été fait de cette année de lancement. À partir de la rentrée prochaine, plus de 50 élèves seront pris en charge.

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